Nouvelles données disponibles sur la plateforme open data de Rennes

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Depuis le 23 février, quatre [UPDATE : cinq] nouveaux lots de données ont été ajoutés sur la plateforme data.rennes-metropole.fr :

Si vous avez une idée d’appli ou de visualisation, si ces données vous évoquent des réflexions, questions ou projets, n’hésitez pas à les proposer sur le wiki ou directement sur ce blog* !

A bientôt,

Auregann

* pour recevoir un accès à l’administration du blog afin de pouvoir écrire et publier des articles, il vous suffit de m’envoyer un mail à auregann chez gmail .com.


Prochaine rencontre le 21 mars + Compte-rendu de la rencontre du 22 février

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Bonjour à tous,

Avant de vous proposer le compte-rendu de la rencontre d’hier, je vous annonce que la prochaine rencontre aura lieu le mercredi 21 mars de 12h30 à 14h à la Cantine Numérique. Sur quel thème ? Eh bien c’est à vous d’en décider ! Vous pouvez voter pour les propositions ou ajouter les vôtres sur cette page, le vote prendra fin 15 jours avant la rencontre afin de nous laisser le temps de préparer l’évènement.

Sur ce, voici donc un petit compte-rendu de la rencontre du collectif sur le thème “politique et citoyens” qui a eu lieu le mercredi 22 février à la Cantine Numérique rennaise.

Si j’en oublie des morceaux, n’hésitez pas à ajouter vos précisions en commentaire.

Nous étions 25 présents hier soir à la Cantine pour cette seconde rencontre du collectif. Autour de la table, nous avons eu le plaisir d’accueillir à la fois ceux qui commencent à devenir des “habitués” du sujet, mais aussi d’autres citoyens curieux, informaticiens, journalistes, et également plusieurs agents de la ville de Rennes et Rennes Métropole comme Bernadette Kessler, responsable du service Innovation Numérique et en charge de l’open data à Rennes, Romain Joulia, directeur des Archives Municipales, et sa collaboratrice Jocelyne Denis-Gouyette, qui ont pu répondre à certaines de nos questions sur l’ouverture des données publiques.

Nous avons d’abord discuté des compte-rendus des conseils municipaux, que certains habitants souhaiteraient voir ouverts en open data. Rappelons que ces compte-rendus sont déjà mis en ligne et accessibles à tous sur le site de la ville de Rennes. Le débat était donc : les compte-rendus sont ils des données publiées mais non reconnues comme de l’open data ? Ou des données susceptibles d’être placées en open data ?

La discussion s’est ensuite portée sur les documents officiels et documents d’archives ; peut-on les placer en open data sachant que cette copie du document n’aurait plus sa valeur validée et officielle ? Y a-t-il un moyen technique de tracer la fiabilité, l’authenticité d’un document ?

Ensuite, Julien Joly de Rennes1720 a présenté de nouveau son projet Nos Elus Rennais, qui recenserait les données concernant nos élus, leur présence et leur votes lors des conseils, et qui servirait également de plateforme de débat pour les citoyens autour de ces décisions. Beaucoup de questions ont été posées autour de ce projet : que produit le site ? Quelle valeur ajoutée ? Est-ce une agrégation de données brutes ou une analyse ? Et puis d’abord, qu’est-ce qu’une donnée brute ? Comment créer le débat à partir de ces données ?
Le projet est toujours en phase de réflexion et d’amélioration, je vous propose d’aller donner votre avis et vos suggestions sur la page dédiée sur notre wiki.

Une question a été posée à Rennes Métropole concernant la procédure pour faire remonter des demandes de données que les habitants souhaiteraient voir ouvrir en open data. Bernadette Kessler a répondu que la plateforme de la collectivité était cette interface de dialogue, via le forum par exemple. Le collectif OpenDataRennes est également là pour agréger et faire remonter les demandes que chacun peut formuler sur la page “liste des données” du wiki.

Dans les données qui ont été demandées par les personnes présentes lors de la rencontre, on retrouvait notamment des informations concernant les travaux de voirie de la ville, leur localisation, leur durée, mais également les choix et les budgets de ces opérations, et pourquoi pas les études prospectives pour les travaux à venir dans la ville.
Une carte des travaux en cours est déjà disponible sur l’outil GéoRennes via le site de la ville, mais les données ne sont pas encore accessibles et réutilisables.

Nous avons également évoqué la localisation des antennes-relais dans la ville. Une carte des emplacements est encore une fois consultable sur rennes.fr et une association, Alter-Ondes 35, étudie la pollution électromagnétique.

Enfin, nous avons évoqué plusieurs projets existants tels que la Carte Ouverte, carte interactive et collaborative proposée par la Maison de la Consommation et de l’Environnement de Rennes, ou encore Many Eyes, plateforme de datavisualisation réalisée par IBM.

Merci encore à tous les participants, et en attendant la prochaine rencontre, n’hésitez pas à participer aux projets sur le wiki. Je vous laisse avec un article d’Erwan Alix qui a assisté à la rencontre d’hier et nous donne son point de vue de journaliste sur les données ouvertes.

A bientôt !

Présentation réalisée par Auregann pour la rencontre du collectif OpenDataRennes de janvier 2012. Licence CC-BY-SA

Présentation réalisée par Auregann pour la rencontre du collectif OpenDataRennes de février 2012. Licence CC-BY-SA


Open Data péRennes, par OWNI

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Cet article a été publié le 21 février par OWNI sous licence Creative Commons-BY-NC-SA. Auteur : Sabine Blanc. Voir la source

OWNI s’est un peu installé à Rennes, première municipalité de France à libérer ses données et à adhérer au mouvement open data. C’était il y a un an et demi. Passé le buzz médiatique, il faut tenir la longueur pour se montrer à la hauteur du défi. Un collectif vient de se monter pour sensibiliser tous les acteurs.

Ce mercredi à Rennes, les mordus de l’open data réunis dans un collectif se retrouvent à la Cantine numérique rennaise sur le thème “politique et citoyens”. Ils se sont réunis pour la première fois en janvier, en complément de l’action de la municipalité, pionnière dans l’ouverture des données en France. Car après le braquage médiatique des projecteurs, l’open data est une course de fond en réseaux combinant acteurs publics, société civile et secteur privé.

Rennes Métropole et la Ville de Rennes ont lancé leur plate-forme en octobre 2010. La ville a une réputation forte en matière d’innovation technique dans le domaine des TIC, ah les premiers pas du Minitel… Qui n’échappe à personne. D’ailleurs, faut-il y voir un symbole, l’open data est rattaché à la direction générale de la communication.

Le microcosme – dont OWNI – est en ébullition devant le spectacle des données libérées,  celles du réseau STAR, le service de transport en commun de Rennes Métropole, et du service LE vélo STAR et les données d’informations pratiques géolocalisées de 1.500 organismes publics et associatifs.

Dans le même temps, un concours d’application est organisé, avec une belle dotation de 50 000 euros, et une participation à l’avenant. Au final, 43 applications et services seront développées par un premier noyau de communautés rassemblant codeurs, professionnels et amateurs. Avec de belles réussites parmi les lauréats, comme Handimap, application pour faciliter le déplacement des handicapés mais aussi… des doublons.

Obstacle financier

Passée la phase de communication enthousiaste donc, “il faut s’inscrire dans la durée, pérenniser la collecte des données et des services, mettre en place des éléments d’animation en privilégiant les usages”, explique Bernadette Kessler, responsable du service innovation numérique qui chapeaute le projet open data. Dans ce sens, une première réunion des collectivités impliquées dans l’open data a d’ailleurs eu lieu au début du mois.

Le développement des applications se heurtent à un obstacle financier. Elles ne sont pas rentables à un si petit échelon. Comme le détaillait Silicon Maniacs :

Dans la capitale bretonne, les applications les plus populaires culminent aujourd’hui à 5 000 téléchargements. Tout juste de quoi espérer quelques centaines d’euros de revenus publicitaire par mois, pour un investissement qui s’élève souvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Ce n’est pas tout que les applications soient prévues pour intégrer les données d’autres villes, encore faut-il que des données similaires soient disponibles. Claire Gallon estime qu’il faudrait une douzaine de sets identiques. Or “concernant les données des transports, seul Rennes et Bordeaux les ont libérées”, déplore Bernadette Kessler à titre d’exemple. Le marché est donc en cours de construction, au fur et à mesure que les collectivités locales se lancent. Cet automne, la communauté  urbaine du grand Toulouse, Nantes ou bien encore le conseil général de Saône-et-Loire s’y sont mis, entre autres. (voir la carte complète). Sans oublier le portail national Etalab. D’autres ouvertures sont prévues, La Rochelle, Brest ou le conseil général du Maine-et-Loire, etc.

Fallait-il pour autant attendre que plusieurs villes ouvrent leurs données pour se lancer ? Attention usine à gaz, mieux vaut appliquer les principes de la doocracy, faire plutôt que dire. “Ils auraient mis beaucoup plus de temps”, prévient Claire Gallon, de l’association nantaise LiberTIC, acteur historique du mouvement open data en France issu de la société civile. “La plate-forme régionale se heurte à la difficulté du mille-feuille, cela pose problème si un acteur manque”, rajoute Simon Chignard, vice-président de la Cantine numérique, président de l’association Bug et futur papa d’un livre sur l’open data. Ce qui n’empêche pas de construire une plate-forme locale, “intéressante car elle sert d’outil d’animation”, poursuit Claire Gallon.

Pédagogie

Depuis avril, l’entrepôt des données attend une mise à jour, qui devrait arriver dans les semaines qui viennent. “Sur 300 jeux de données libérés en France, 113 l’ont été à Rennes”, tempère Simon Chignard. N’empêche qu’il faut faire face à deux problèmes. D’un point de vue technique, la mise est forme est longue. Et il faut convaincre les services de  libérer les données, long travail de pédagogie pour expliquer les enjeux et introduire cette nouvelle culture, toute en souplesse et réactivité, avec des nouveaux outils de communication comme les réseaux sociaux. Officiellement, “il n’y a pas plus de problème qu’ailleurs, au contraire, il y a un accord général”, avance Bernadette Kessler. Dans la réalité, c’est un peu plus compliqué, comme l’explique Simon Chignard :

Même en étant pro open data, je comprends leurs craintes. Les services publics n’ont pas envie de se faire taper dessus.

Certaines personnes ont encore en mémoire l’exemple de l’application Check my metro, qui avait donné des frissons à la RATP, au point qu’elle avait demandé à Apple de la retirer de l’Appstore : plus efficace que celle de la RATP, elle permettait aussi de signaler les contrôleurs. “Mais si on ouvre pas, cela se fait justement de façon sauvage” ajoute Simon Chignard.

La question de l’animation de la communauté demeure centrale.“C’est encore en discussion, explique Bernadette Kessler. C’est une grosse organisation et il faut faire le suivi des applications derrière. Ce ne sera pas en 2012 pour des questions de budget et de temps. Pourquoi pas le faire avec une autre ville ou lancer un appel à projet.”“À Washington, ils ont organisé deux concours puis plus rien, détaille Simon Chignard. En revanche, à New York, ils en sont à trois concours. On peut faire des petits challenges, par catégorie, par exemple.”

Pour que l’open data poursuive son essor, il faudrait aussi que les associations et les entreprises jouent le jeu. Or Rennes a fait un choix : ce n’est pas à eux de prendre en charge la sensibilisation de ces acteurs. Bernadette Kessler justifie :

Je ne peux pas me substituer au milieu associatif et au mouvement de l’open data. À Rennes, la société civile n’est pas forcément au fait, il faudrait qu’il y ait un LiberTIC à Rennes.

Prendre le relais

Et ça tombe puisque depuis cet hiver, la société civile prend le relais, sous la forme de ce collectif qui organisera la rencontre de ce mercredi à la Cantine numérique. Il se passe donc un processus inverse à celui observé à Nantes, où une association forte, LiberTIC, dont la notoriété dépasse la région, avait pris les devants. “Une vingtaine de personnes étaient venues à la première réunion. Nous avons lancé des invitations aux élus pour l’événement de mercredi, plusieurs ont répondu”, se réjouit Léa Lacroix. La jeune femme a une double casquette, qu’elle ne mélange pas : face pro, elle effectue un stage au service open data ; face perso, elle s’occupe de l’association.

“Après le concours, “il y a eu un moment de flottement”
, constate Simon Chignard. Le relais est en train d’être pris par des gens qui ne codent pas. Il y a par exemple des gens de l’économie sociale et solidaire.” Et aussi des journalistes. Non pas issus de la presse locale, semble-t-il plus préoccupée par les apéros Facebook géants que sur les données du budget. Des journalistes indépendants vont bientôt s’attaquer à ce nouveau terrain, rassemblés sous le nom de Rennes 1720. Une allusion au grand incendie qui ravagea la ville, prélude forcé à une modernisation. Mieux vaut prendre les devants, bis.

Cet article a été publié le 21 février par OWNI sous licence Creative Commons-BY-NC-SA. Auteur : Sabine Blanc. Voir la source


Rencontre du 22 février : le thème sera “politique et citoyens”

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Bonjour à tous !

Comme vous le savez (ou pas), la prochaine rencontre du collectif aura lieu le mercredi 22 février, à partir de 18h30 à la Cantine Numérique.

Je vous remercie encore une fois pour l’intérêt que vous portez au projet et votre présence en nombre à la rencontre de janvier.

Afin de structurer un peu ces rencontres, je vous propose de choisir un thème pour les rendez-vous à venir. Cela permettra d’encadrer et d’affiner les projets sur lesquels nous travaillerons pendant cette rencontre.

Cela ne se veut pas être une restriction, ni frustrer les porteurs de projets, aussi, si vous avez une idée géniale à nous proposer, vous pourrez quand même le faire durant la rencontre. Les projets portant sur le thème de la session seront simplement prioritaires.

Bien sûr, le choix des thèmes est collaboratif, j’ai donc créé une page sur le wiki où vous pouvez voter pour le thème de la prochaine rencontre. Vous pouvez même décider de ne pas avoir de thème ;)

En extrapolant sur les centres d’intérêt des participants à la précédente rencontre, nous avons choisi pour la rencontre du 22 février le sujet “politique et citoyens”.

C’est un thème assez vaste qui peut toucher autant les actions politiques, les actions citoyennes, la manière dont les habitants voient la politique, les élections, les partis…

Nous vous proposons donc de venir avec vos idées, vos envies, vos questions, et nous aborderons tous ces sujets lors de la rencontre du 22 février.

Voici les projets déjà en cours de réflexion sur le wiki :

Nos élus rennais (idée présentée lors de la dernière rencontre par Julien)
Projet de cartographie des institutions publiques

Mais également  :

  • et si on avait les chiffres résultats des élections en open data ?
  • et si on avait les arrêtés municipaux ?
  • et si on avait les compte-rendus des conseils municipaux ?

…et toutes les idées que vous nous présenterez.

En attendant le 22, n’hésitez pas à venir enrichir les projets sur le wiki, voire en créer de nouveaux. Vous pouvez également enrichir la liste des données à ouvrir.

Si vous avez le moindre souci, ou encore des questions, vous pouvez me contacter via @opendatarennes sur Twitter ou par mail.

A très bientôt pour faire bouger l’open data rennais !