L’association CODRennes disparaît, mais pas le collectif

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Bonjour à tous,

Créé informellement début 2012, le collectif Open Data Rennes a évolué sous forme d’une association au cours de la même année afin de pouvoir réaliser des actions avec le grand public, principalement autour de la data visualisation et de la médiation avec les enfants sur ces sujets. Aujourd’hui, cette forme juridique n’est plus adaptée et ne nous est plus utile. Le 9 décembre 2014, l’assemblée générale de l’association a donc voté sa dissolution.

Le collectif Open Data Rennes continue cependant d’exister en tant que groupe informel. Nous restons disponibles pour échanger ou intervenir autour de l’open data lorsque nous estimerons pouvoir apporter un éclairage pertinent. Ce blog restera également ouvert, et pourra être le support de réflexions individuelles ou collectives sur différents sujets, une tribune de passionnés et de curieux.

La structure juridique de l’association était nécessaire pour participer à certains évènements. Or, si cette nécessité existe toujours, notre capacité à participer à ces évènements a diminué. Quelques raisons à cela : essoufflement personnel de chacun, manque de lisibilité dans nos actions et réduction de l’activité Open Data sur le territoire. Dans ces conditions, notre motivation s’est étiolée en même temps que la communication avec la métropole se fermait. Nous regrettons évidemment cet aspect, nous avons probablement manqué de pédagogie dans notre communication sur la libération des données. Mais, nous pensons aussi que les élus de Rennes Métropole manquent de transparence sur leur gouvernance sur le sujet. Avec notre billet d’avril dernier nous espérions (re)nouer un dialogue et avons malheureusement obtenu l’effet inverse.

Nous tenons néanmoins à remercier chaleureusement les agents de la collectivité pour leur travail, la qualité des données et l’écoute dont ils ont fait preuve.

Le collectif Open Data Rennes soutient l’association LiberTIC qui œuvre depuis plusieurs années sur le développement de l’open data. Nous leur confions le reliquat des biens financiers de l’association et nous leur souhaitons bon courage pour la suite de leurs actions.

-billet rédigé par plusieurs membres du collectif



Prochaines rencontres du collectif

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Bonjour !

En juin, le CODRennes participe à plusieurs évènements autour des données et de l’innovation. Voici les prochains rendez-vous où vous pouvez nous retrouver :

L’open data et la bibliothèque

Depuis bientôt un an, plusieurs bénévoles du collectif travaillent autour des données (fournies, collectées ou imaginées) des bibliothèques de Rennes.

Le 27 juin, à 18h30 à la Cantine Numérique, nous vous proposons une rencontre pour présenter les différents projets que nous menons, une réunion de travail et d’échange entre la bibliothèque et le collectif, à laquelle tout le monde peut participer.

Au programme :

  • présentation du collectif et de ses actions
  • présentation de la bibliothèque, de ses projets, son système d’information
  • présentation et démonstration des projets sur lesquels travaille le collectif autour des données de la bibliothèque (cartographie de la bibli, récupération des données du catalogue, maquettes d’applications possibles)
  • échanges et questionnements autour de ces projets

Intéressé par l’open data, par les bibliothèques et le numérique ? N’hésitez pas à nous rejoindre !

Tu imagines ? Construis !

Le collectif participe à deux ateliers lors de l’évènement Tu imagines ? Construis ! qui aura lieu du 28 au 30 juin à l’EESAB (école des Beaux-Arts) de Rennes.

Data+ est une série d’ateliers visant à collecter des données en open data et de les connecter avec des objets afin de pouvoir les présenter de manière simple. Les ateliers ont lieu le vendredi, samedi et dimanche après midi, et sont co-animés par Florian, membre du CODRennes. Info et inscription

Biblio Remix est une expérimentation visant à réinventer la bibliothèque et proposer de nouveaux services. Plusieurs membres du collectif participeront à la session du dimanche. Info et inscription

Si vous souhaitez plus d’infos, n’hésitez pas à nous contacter.

A très bientôt !


Une cartographie des livres en bibliothèque

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Bonjour !

Tout d’abord, toutes nos excuses pour le peu de mouvements sur ce blog, et l’absence d’évènements grand public autour de l’open data sur Rennes. Ces évènements vont prochainement revenir, et seront bien sûr annoncés ici et via la Cantine Numérique.

Cependant, ce n’est pas pour autant que les membres du collectif se tournent les pouces : nous travaillons sur différents projets et nous essayons de donner régulièrement des nouvelles et des réflexions sur ce blog, comme le fait par exemple Sylvain sur son travail d’extraction des données du catalogue des Bibliothèques de Rennes (voir ses deux articles ici et ).

C’est également un retour d’expérience que je vous propose aujourd’hui, et qui portera aussi sur la bibliothèque… eh oui, c’est un sujet qui passionne plusieurs membres du collectif, d’autant plus que nos interlocuteurs sont très ouverts sur le sujet et acceptent volontiers de discuter de leurs données avec nous. Cet article est donc un récit de nos essais, nos réflexions et nos bidouillages sur notre nouveau projet.

Une carte de la bibliothèque des Champs Libres

La bibliothèque des Champs Libres à Rennes s’étend sur six étages et dispose de plus de 200 000 documents en libre accès. Notre idée de départ était de cartographier la bibliothèque afin de pouvoir repérer l’emplacement de chaque livre. Par exemple, après une recherche dans le catalogue, pouvoir indiquer au lecteur que l’ouvrage se trouve non seulement aux Champs Libres, mais à tel étage, et pourquoi pas dans telle étagère, tel rayon ?

3d

Un beau dimanche du mois de mars, quatre membres du CODRennes se sont donc retrouvés aux pieds de la bibliothèque. Papier et crayons en main, nous avons rapidement défini l’objectif : cartographier le quatrième étage (Littérature) de la bibliothèque afin d’indiquer précisément où se trouvaient chaque tranche de cote.

La cote est un système de classification des ouvrages, que l’on retrouve par exemple sur la tranche des livres. La classification de Dewey est la plus utilisée, et propose de diviser le fonds de la bibliothèque en dix classes, elles-mêmes subdivisées, etc.
Ce système est noté avec des chiffres, par exemple : 641.5 -> Livres de cuisine. Plus d’informations sur Wikipédia

Nous n’avions pas réfléchi au préalable à une méthode particulière pour notre prise de notes : nous nous sommes simplement réparti l’espace afin de travailler chacun sur une partie de l’étage.

A la fin de l’opération (cela a été assez rapide : un peu moins d’une heure), nous nous sommes retrouvés pour comparer les données collectées. Nous avons constaté que nous avions tous adopté à peu près la même méthode, qui nous semblait la plus logique. Dans un second temps, nous sommes revenus sur cette méthode, afin de la rendre la plus claire possible, compatible avec la partie technique (entrer les informations dans une base de données) et surtout reproductible pour les autres étages.

Une carte et des données

D’un côté, nous avons tracé un rapide schéma représentant l’étage vu du dessus, avec ses étagères et ses points de repère (porte d’entrée, poteaux, bornes informatiques).

Sans titre 4

D’autre part, il nous fallait représenter le contenu d’une étagère. Mais qu’est-ce qu’une étagère au fait ? C’est un meuble qui a deux faces, ces deux faces sont découpées en rayons et en colonnes, ce qui forme des cases.

Jelizawjeta_P._Bookshelf_1

Finalement, une étagère ressemble beaucoup à un tableau. Le plus simple est donc de ranger nos données sur papier dans des tableaux. Dans chaque case, nous avons indiqué les cotes que nous trouvions dans les cases des étagères.

Pour relier les tableaux à la carte, chaque étagère a un numéro, et ses deux faces s’appellent A et B.

Sans titre 3

Sur place, plusieurs questions se sont posées : jusqu’à quel niveau de détail est-il raisonnable d’aller ? (profondeur des cotes, position exacte du livre dans l’étagère, voire dans la case) Comment indiquer que plusieurs cotes différentes sont présentes dans une case ? Comment indiquer au contraire qu’une même cote s’étend sur des rayons, voire des étagères entières ? Comment gérer les cas spécifiques, les sélections, les périodiques, les BDs ?

Dans un premier temps, nous avons choisi de mettre de côté la Mezzanine (étage ados) et le rez-de-chaussée (étage enfants) car la disposition et la structure des rayonnages sont trop différents de ceux des autres étages.

Une première feuille de route pour cartographier

Lors d’une deuxième session, nous sommes retournés à la Bibliothèque pour tenter de cartographier les étagères de l’ensemble des étages. Le but n’était cette fois pas de relever les cotes, mais simplement de situer les étagères, et de noter combien de rayons et de colonnes chacune contenait.

cartobibli3

Nombre du bas : numérotation – nombre du haut : nombre de rayons en hauteur – longueur en petits carreaux : nombre de colonnes.

Nous avons entré ensuite ces informations dans un tableur, ce qui nous a permis d’arriver aux chiffres suivants : sur les cinq étages supérieurs de la bibliothèque se trouvent 135 étagères, soit environ 1000 rayons et un total de plus de 4000 cases !

A partir de ce premiers tableau, nous pouvons facilement générer et imprimer les tableaux vierges qui, associés à une carte de l’étage, vont permettre de continuer la collecte des cotes sur les autres étages de la bibliothèque. Avis aux bonnes volontés, si on organisait un atelier ? :)

Des idées d’applications

Au delà de l’idée de représenter de manière originale le plan des étages de la bibliothèque (tout est à inventer : un plan de métro ? des continents ? en 3D ?), nous avons envisagé la possibilité de représenter les informations de façon dynamique.

Par exemple, à la suite d’une recherche sur le catalogue, l’utilisateur apprend que le document qu’il cherche se trouve dans la bibliothèque des Champs Libres ou une bibliothèque de quartier. On peut alors imaginer lui suggérer la façon de s’y rendre, en transports en commun, puis lui indiquer exactement le chemin à parcourir sur place et dans les rayonnages pour trouver son bonheur.

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Ces informations pourraient également donner lieu à des jeux de piste, des statistiques…

Et ensuite ?

Ce petit projet est une très bonne expérimentation du principe de crowdsourcing, c’est à dire que les habitants peuvent aller directement chercher et construire les données. Il est facilement reproductible dans d’autres bibliothèques, d’autres lieux…

De notre côté, le travail n’est pas fini : nous souhaitons aller jusqu’au bout de l’idée et proposer des prototypes de représentations des données ou d’applications. Il nous reste donc plusieurs étapes :

  • Finir de collecter les cotes sur les autres étages
  • Entrer ces informations dans une base de données structurée
  • Relier les cotes entrées avec la classification Dewey afin de pouvoir manipuler des thématiques compréhensibles et non plus des chiffres (d’ailleurs, nous cherchons toujours une version brute des quatre premiers niveaux Dewey, en xml ou csv par exemple, si un de nos lecteurs a ça sous la main :) )
  • Concevoir et réaliser des visualisations avec ces données, en nous appuyant sur les idées et besoins des utilisateurs des bibli, mais aussi des bibliothécaires eux-mêmes
  • Renouveler l’expérience dans les autres bibliothèques de Rennes ?

Voilà pour un premier aperçu de nos préoccupations actuelles. Un évènement public sera organisé dans les prochains mois, et permettra aux personnes intéressées de voir l’avancement des projets et d’échanger avec nous et nos interlocuteurs à la Bibliothèque.

D’autre part, si vous souhaitez dès maintenant faire des remarques, poser des questions, ou nous aider sur les tâches listées ci-dessus, n’hésitez pas ! Toutes les idées sont les bienvenues, en nous contactant ou en laissant un commentaire ici-même.

A bientôt,

Léa

Sylvain (dit “l’Ingénieur”), Florian (Database Guru) et Benoît (let’s design this, fools)

 

Schémas et maquettes : Collectif Open Data Rennes, CC-BY.
Photo d’étagère : Jelizawjeta P., CC-BY, sur Wikimedia Commons


29 novembre : assemblée générale de l’association

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Le collectif Open Data Rennes, actif depuis un an autour de l’ouverture et de la réutilisation des données publiques, s’est structuré en association depuis septembre 2012.
Lors de l’assemblée constitutive, en septembre 2012, l’association s’est dotée d’un conseil d’administration provisoire, constitué de Léa Lacroix et Florian Strzelecki, ainsi que de statuts (télécharger au format pdf) Il est maintenant temps d’officialiser le tout et de rassembler les futurs membres de l’association.
Le 29 novembre, à 18h30 à la Cantine Numérique, nous organisons donc notre première assemblée générale.

 

Au programme :
  • accueil des nouveaux membres,
  • collecte des cotisations,
  • validation des bilans moral et financier,
  • validation des statuts,
  • validation du conseil d’administration provisoire,
  • présentation des projets à venir.

Envie de participer activement à l’association en devenant membre ? Vous êtes les bienvenus !

Comment faire pour devenir membre ? Être présent en tant que personne physique (à terme, les personnes morales pourront également être membres de l’association), régler la cotisation d’un montant de 10€, en liquide ou par chèque. L’adhésion a une durée d’un an.

Et ça sert à quoi ? Par votre adhésion, vous soutenez moralement et financièrement les projets du collectif Open Data Rennes :). Vous pourrez voter lors de l’AG. Via une mailing-list qui sera mise en place après l’AG, vous pourrez être tenu au courant des projets en cours et participer à leur développement, vous investir sur les sujets de votre choix et oeuvrer pour l’ouverture et la réutilisation des données !


Café Citoyen Open Data – Changer l’économie

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Dans le cadre de l’évènement Changer l’économie – mode d’emploi, séminaire de deux jours aux Champs Libres, la Cantine Numérique organise un café citoyen autour de l’open data, le vendredi 16 novembre de 19h à 20h.

Simon Chignard présentera le concept d’ouverture des données et ses applications possibles dans les champs de l’économie et de la sociologie. Bernadette Kessler, de Rennes Métropole, présentera l’application Qui Sommes Nous ? qui visualise les données sociologiques des rennais. Le collectif Open Data Rennes présentera le projet Jardin Ouvert, expérience de crowdsourcing sur les usages potagers des rennais.

 

« Changer l’économie : mode d’emploi » est un événement inédit dans la saison culturelle des Champs Libres.
Les 16 et 17 novembre sont déclinés rencontres, animations, débats et projections consacrés aux grandes questions économiques et sociales du moment. Explosion des dettes publiques,
désindustrialisation, crise sans précédent de la zone euro, urgence environnementale, montée du chômage : des rencontres entre état des lieux et recherche de solutions alternatives.
Un forum organisé par Les Champs Libres avec le magazine Alternatives Économiques et l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES).


dej créatif à la Cantine le 25 octobre

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Bonjour !

Ce mois-ci, le collectif expérimente un nouveau format de rencontre : le dej’ créatif.

Jeudi 25 octobre, entre 12h30 et 13h30, venez à la Cantine Numérique avec votre sandwich : on va parler de design, de mise en forme de l’information, bref, de dataviz.

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous apporter une dataviz que vous adorez, ou que vous détestez, ou encore qui vous questionne, ou tout simplement que vous avez réalisée.

Ensemble, ce sera l’occasion de discuter, critiquer, et réfléchir autour de plusieurs thèmes :

  • à quoi sert la visualisation de données ?
  • qu’est-ce qu’une bonne mise en forme d’informations ?
  • comment rendre accessible les données complexes ?
  • quelle est la place du visuel dans l’information aujourd’hui ?

Si vous souhaitez vous lancer carrément dans la visualisation de données, c’est possible aussi !

Nous vous proposons par exemple les données open data fournies par Rennes Métropole, comme les données de la bibliothèque et l’opération #biblioviz, mais aussi les prénoms, les transports, les arbres, les budgets…

Alors, que vous soyez designers, graphistes, développeurs, bidouilleurs, curieux, n’hésitez pas à nous rejoindre lors de ce dej !

Entrée libre, pas d’inscription nécessaire.


Une cartographie des jardins potagers des rennais

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Quelles sont les habitudes potagères des habitants de Rennes Métropole ? Est-ce qu’ils font pousser des fruits et légumes dans leur jardin, est-ce qu’ils échangent leur productions ? Existe-t-il des réseaux de partage de denrées locales ?

Ce sont les questions que se posait Bernadette Kessler, responsable du service Innovation Numérique de Rennes Métropole, lorsqu’elle a proposé au collectif Open Data Rennes et Rennes1720 de réaliser une cartographie collaborative durant l’évènement Viva-Cités, fin septembre.

L’idée ? Afficher une grande carte de la métropole et proposer aux visiteurs de venir ajouter leur contribution, sous forme d’une punaise plantée sur leur lieu -approximatif- d’habitation.

“Alors j’ai des tomates, des fraises, des carottes, ah et aussi de la menthe sur le balcon”

Lorsque les visiteurs approchaient de la carte, deux questions leur étaient posées :

  • Combien de variétés de fruits, légumes et plantes aromatiques cultivez-vous chez vous ?
  • Quel usage global en faites-vous ?

A cette deuxième question nous proposions trois réponses : garder (pour un usage personnel et familial), donner (régulièrement à des amis, collègues, voisins) ou vendre.

Sur les neuf jours de l’évènement, plus de 120 habitants de Rennes Métropole ont participé à l’expérience et apposé leur punaise sur la carte. Une grande majorité de Rennes même, des habitants des communes de l’agglomération, et même quelques visiteurs venus de plus loin qui ont quand même voulu apporter leur contribution… tant que leur commune était visible sur la carte !

La carte en ligne

Une fois Viva-Cités terminé, nous avons numérisé les participations afin de reconstituer une carte en ligne, que voici. (cliquer pour accéder à la carte dynamique)
CarteJardinsOSM

Légende :

De 1 à 5 variétés produites

De 6 à 15 variétés

Plus de 15 variétés

Blanc : je garde / Vert : je donne / Rouge : je vends (cette option n’a jamais été donnée par les participants)
Remarque : compte tenu de l’échelle de la carte d’origine, l’emplacement des points est approximatif. Ils ne pointent pas exactement le jardin de chacun mais restent représentatifs de la rue ou du quartier choisi.

“Bien sûr, je donne quand j’en ai trop. A mes voisins surtout, on s’échange des légumes”

Le panel de participants est trop petit pour pouvoir tirer de véritables conclusions statistiques sur les usages des rennais et de leurs potagers. Néanmoins, au travers des résultats obtenus et de tous les témoignages que nous avons recueillis, nous pouvons tout de même proposer des pistes de réflexion sur le sujet.

De nombreux habitants cultivent des végétaux consommables, en ville comme en campagne, ne serait-ce qu’un pot de thym ou de ciboulette sur le balcon. Nous n’avons eu que peu de visiteurs qui déclaraient ne rien faire pousser chez eux, et les réponses étaient le plus souvent de la forme “j’aimerais bien” ou “je viens d’emménager, mais je vais m’y mettre !”

Ceux qui cultivent peu de produits ont plutôt tendance à les garder pour eux. Même si notre expérience étudiait le nombre de variétés produites, et non pas la quantité, les deux vont souvent de paire. Et cela paraît logique : celui qui ne récolte que quelques tomates dans l’année va les garder pour un usage personnel, tandis que les personnes qui font pousser de multiples légumes auront plus de facilité à donner ou échanger autour d’eux.

Cela suffit-il à expliquer le fait que, d’après nos résultats, les habitants du centre-ville de Rennes ne donnent que peu leurs fruits et légumes ? Pas forcément. L’ambiance urbaine, ne pas connaître ses voisins, ne pas savoir avec qui échanger… sont aussi des pistes à creuser pour améliorer ou créer cet esprit de partage entre les résidents d’une même zone.

Cependant, l’un des quartiers de Rennes s’est fait remarquer lors de notre expérience : Sainte-Thérèse, quartier résidentiel au sud-est de la ville, semble être un lieu très vivant, très potager, où les habitants de “ce petit village”, dixit un de nos visiteurs, se connaissent et n’hésite pas à partager entre eux les fruits de leurs cultures saisonnières. Nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs membres de l’association Les Jardins (ou)verts, dont nous avions sans le savoir emprunté le nom pour notre opération. Les Jardiniers cherchent à développer le locavorisme (consommer des produits locaux) et la protection de l’environnement, tout en créant du lien social. Opération réussie au vu des témoignages des habitants de Sainte-Thérèse !

A la découverte des usages

Dès la conception de l’expérience, nous nous sommes rendus compte qu’il serait impossible de détailler précisément toutes les données : chaque plante cultivée, chaque utilisation, pour chaque participant, cela n’aurait pas été lisible sur la carte. Nous avons donc fait le choix de conserver seulement trois données, le nombre de variétés, l’usage global et la localisation.

Cependant, dès l’arrivée des premiers visiteurs, nous avons découvert de multiples cas auxquels nous n’avions pas pensé. “Moi je fais du troc, alors je choisis donner ou vendre ?” “Et le don de graines, ça compte ?” Untel fait partie d’un jardin familial, un autre partage le sien avec ses voisins, un troisième squatte illégalement un bout de terrain inoccupé pour faire pousser ses légumes. Autant d’usages qui font la diversité de l’expérience.

Une habitante du quartier Sainte-Thérèse nous racontait par exemple qu’elle produit plus d’une trentaine de variétés de plantes aromatiques, qu’elle dépose sur le bord de la route avec un “pot d’honnêteté” où les passants sont invités à déposer une pièce ou deux après s’être servis. On n’est plus très loin du concept britannique des incredible edible, jardiner collectivement dans l’espace public et partager avec tous les fruits et légumes qui n’auront pas traversé le pays pour venir être mangés.

Le sujet des jardins familiaux est également beaucoup revenu dans les conversations, l’affaire des prairies Saint Martin ayant marqué les esprits.

Une expérience à renouveler

Collecter des informations individuelles avec les participants, pour construire une base de données, cela s’appelle du crowdsourcing. Ce mode de collecte existe sous bien d’autres formes et dans de nombreux domaines.

Lors de cette expérience, nous avons pu constater que le thème des jardins et potagers a attiré des publics très divers, sans connaissances particulières du crowdsourcing ou de l’open data. C’est également la conclusion de Simon Chignard qui a mené lors de Viva-Cités trois ateliers sur des thématiques diverses : choisir un angle précis et concret permet d’aborder en toute simplicité avec le public le sujet encore pointu de l’open data.

De plus, nous avions choisi de présenter la carte sur une structure physique : pas d’outil numérique, rien que du papier, du liège et des punaises. En enlevant cette barrière numérique, nous avons pu ainsi toucher tous les publics présents lors de l’évènement, ce qui aurait été plus difficile avec un écran d’ordinateur, un clavier ou une souris à appréhender avant de pouvoir ajouter un point sur la carte. Nous avons déjà constaté lors de notre atelier avec des élèves de CE2-CM1 que l’outil numérique n’est pas forcément nécessaire pour parler d’open data ou de visualisation des données.

Au vu des bons résultats de l’expérience et des retours enthousiastes, nous envisageons déjà de recommencer cette opération, pourquoi pas dans un autre cadre (un quartier précis de Rennes) ou sur d’autres sujets.

Partage et diffusion des résultats

Les données collectées lors de l’opération Jardin Ouvert sont rassemblées sous forme d’un fichier KML. Nous le proposons en open data, sous la licence “Licence Ouverte” : vous êtes libre de réutiliser, tranformer, republier ce fichier, à condition de mentionner l’auteur et la source de ces données (collectif Open Data Rennes).

Télécharger le fichier source .kml
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Voir la carte sur Open Street Map

Les photos ainsi que les visuels de cet article sont publiés sous licence Creative Commons BY-SA : vous êtes libre de réutiliser, transformer, republier ces fichier, à condition d’en mentionner l’auteur (collectif Open Data Rennes) et de rediffuser les documents sous la même licence.


La dataviz et les enfants

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Comment parler de données et d’open data à de jeunes enfants ? Comment faire appréhender la visualisation de données à une classe de CE2 ?

C’est le défi que le collectif a relevé mardi dernier lors de l’évènement Viva-Cités. Un atelier ludique, sans outils numériques, pour faire découvrir à notre jeune public les joies de la dataviz.

Photo : Christophe Simonato, Ville de Rennes (source)

Ce matin-là, une classe de CE2 et CM1 d’une école de Rennes a découvert le village numérique de Viva-Cités. Alors que le premier groupe s’essayait à l’assemblage d’éléments électroniques sur le LabFab, le second s’est initié à la visualisation de données avec le collectif Open Data Rennes.

Notre objectif était de leur faire manipuler et mettre en forme des données. Sans imaginer les faire devenir de vrais designers en une heure, il s’agissait de leur faire rencontrer pour la première fois différentes manières de représenter l’information.

Pour cela, les deux piliers de notre atelier étaient les suivants :

  • faire manipuler des informations concrètes, simples, qui parlent aux enfants et faciles à décompter
  • oublier les outils numériques pour ce concentrer sur des objets manipulables : Legos, feutres et papier ont été nos supports de travail.

Une séance de découverte des données

Réunis autour d’une grande table, les douze enfants ont reçu un support papier sur lequel étaient préparées les formes des visualisations : cases à cocher, graphiques en barre, camemberts.

Après une rapide définition du mot “donnée”, nous sommes rentrés dans le vif du sujet. Nous avons abordé plusieurs thématiques au cours de l’atelier. Des caractéristiques visibles (garçon ou fille, lunettes ou pas ?) à des informations plus personnelles (le nombre de personnes vivant dans la maison, le nombre d’écrans de télévision), et les animaux de compagnie des enfants.

Pour chaque thème proposé, les enfants commençaient par construire leur information personnelle, et la reporter sur le support. Ils manipulaient également des pièces de Lego, en fonction de la donnée (une verte ou une orange pour le genre, autant de pièces que de télés…).

Ensuite, par petit groupe de 3 ou 4, nous avons regroupé ces informations et nous avons pu en faire une première visualisation. Les cinq animateurs du collectif ont accompagné les enfants dans leur appréhension des concepts.

Enfin, avec l’intégralité du groupe, nous avons repris certaines informations pour les rassembler, les ajouter, les comparer, les représenter. Est-ce qu’il y a plus de garçons ou de filles ? Combien d’enfants ont à la fois un chat et un chien ?

Nous avons conclu l’atelier en évoquant les données publiques, et en montrant l’application Qui sommes-nous ?, qui représentent à partir de données INSEE les différentes populations de Rennes Métropole.

Mission accomplie !

Faire appréhender la représentation de données à des élèves de primaire, qui n’ont pas encore acquis toutes les connaissances en mathématiques qui nous semblaient à la base indispensables (fractions, pourcentages), était un défi intéressant que nous avons relevé de notre mieux.

Les ateliers se sont très bien déroulés, les enfants intéressés, et d’ailleurs leur enseignant aussi !

Du côté des animateurs, l’avis est unanime : une expérience très intéressante, que nous aimerions renouveler à l’avenir, avec bien sûr des améliorations à apporter au support et à notre pratique.

L’expérience prouve dans tous les cas que quelque soit le public visé, les concepts d’open data et de dataviz sont plus attrayants et plus simples à expliquer lorsque l’on part avec un angle concret, une thématique à laquelle les participants s’intéressent et peuvent s’identifier.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le contenu de l’atelier, ou les sessions que nous pouvons proposer, n’hésitez pas à nous contacter à opendatarennes @ gmail.com.

Le support que nous avons utilisé est à votre disposition, sous licence Creative Commons BY-SA. Vous pouvez télécharger le fichier .pdf ou le fichier source .svg, vous pouvez le partager, le modifier et le réutiliser à condition de citer l’auteur (collectif Open Data Rennes) et de rediffuser les documents sous la même licence.

collectif Open Data Rennes, CC-BY-SA


Le collectif participe à Vivacité(s) !

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Dans le cadre de l’évènement Vivacité(s), le collectif Open Data Rennes organise plusieurs interventions du 29 septembre au 7 octobre.

Nous participons tout d’abord à l’infolab qui se tiendra au sein du Village Numérique, situé à l’intérieur du Liberté. Nous animons deux ateliers de découverte de l’open data :

  • lundi 1er octobre de 15h à 16h
  • jeudi 4 octobre de 15h à 16h.

Nous animerons également des ateliers pour des classes de CM1-CM2 de Rennes Métropole.

Enfin, durant tout l’évènement, nous organisons en collaboration avec Rennes1720 une expérience de cartographie participative, sur le thème des potagers, les fruits et légumes que vous faites pousser dedans, et leur usage.

La carte sera présente sur toute la durée de l’évènement, et les membres du collectif assureront la médiation. Alors, n’hésitez plus, passez nous voir pour participer !